Anesthésie Loco Régionale – médullaire et péridurale

Elle est aujourd’hui incontournable en anesthésie soit comme alternative soit en association avec l’anesthésie générale selon le type d’intervention.
Ce type d’anesthésie vous sera proposé lors de la consultation avec le médecin anesthésiste.
Toutes les interventions ne peuvent pas se faire sous anesthésie loco-régionale, l’anesthésie générale reste donc parfois la seule solution possible.

Il existe différentes techniques l’anesthésie loco-régionales :

1) La rachianesthésie

Cette technique consiste en une ponction dans le bas du dos réalisée sur un patient en position assise et permettant l’injection par une aiguille très fine d’un anesthésique local dans le liquide céphalo-rachidien.

L’effet apparait en quelques minutes et se traduit par une paralysie des jambes et une insensibilisation totale de tout le bas du corps.

C’est donc une alternative à l’anesthésie générale pour les chirurgies du périnée (urologie, gynécologie, césarienne) ou des membres inférieurs (hanche, genou, pied).

L’effet persiste plusieurs heures après l’injection

La rachianesthésie peut aussi être utilisée en association avec l’anesthésie générale.

La technique est la même mais le produit injecté est alors de la morphine en petite quantité.
Il n’y a pas dans ce cas de paralysie des jambes mais une parfaite prise en charge de la douleur pendant environ 24 heures.

Cette technique trouve donc son intérêt pour les interventions abdominales ou gynécologiques importantes et potentiellement douloureuses en post opératoire.











2) La péridurale

Largement utilisée en obstétrique, la péridurale est également très intéressante en association avec l’anesthésie générale pour les interventions lourdes et douloureuses abdominales, thoraciques ou du rachis.

Réalisée sous anesthésie locale, elle consiste comme la rachianesthésie en une ponction dans le dos (le site de ponction varie selon l’intervention) permettant cette fois l’introduction d’un cathéter très fin dans l’espace péridural donc à proximité des nerfs.

L’anesthésique local est alors injecté par ce cathéter, l’effet se fait sentir en environ 15 minutes et consiste en une insensibilisation de la région concernée mais sans paralysie des jambes.

Le cathéter est laissé en place pendant 2 à 5 jours après l’intervention et permet donc l’injection répétée ou continue du produit d’anesthésie et ainsi une optimisation de la prise en charge de la douleur



























































 

 

  • Modifié le 18 juin 2013 – Validé par le Comité Déontologique