Anesthésie Loco régionale – tronculaire

Il s’agit d’une anesthésie locorégionale qui s’obtient après injection d’un produit anesthésique au niveau d’un tronc nerveux (ou blocs).

4) Blocs du membre supérieur (bloc axillaire)

Cette technique permet la réalisation de toutes les chirurgies allant du coude à la main.
Le patient est allongé sur le dos le bras écarté et la ponction se fait au niveau de l’aisselle où se trouvent tous les nerfs du bras.

La technique consiste en l’injection d’un anesthésique local au contact de ces nerfs pour « endormir » le bras. Cette injection se fait depuis quelques années sous contrôle échographique ce qui a permis de rendre ce geste plus court et plus efficace.

L’anesthésie s’installe en quelques minutes et se traduit par une insensibilité et une paralysie du bras qui dureront plusieurs heures.

Selon l’intervention, l’anesthésique local utilisé peut varier ce qui modifie le délai d’installation et la durée du bloc.

5) Bloc interscalénique

Il s’agit d’une injection d’anesthésique local réalisée au niveau du cou.
Il est proposé en association à l’anesthésie générale pour la chirurgie de l’épaule et permet un prise en charge optimale de la douleur post opératoire pendant 18 à 24 heures

6) Blocs du membre inférieur

Ils sont utilisés pour toute la chirurgie du membre inférieur.
Ils sont fréquemment réalisés sous échographie
Les 2 plus fréquents sont :

a) le bloc fémoral (ou crural)

Il s’agit d’une ponction au pli de l’aine pour aller endormir le nerf fémoral.
Ce bloc est rarement utilisé seul et est en général associé à l’anesthésie générale pour les chirurgies lourdes et douloureuses du genou (prothèse ou ligaments croisés)
Dans ce cas, un cathéter est introduit au contact du nerf et laissé en place pendant les 48 heures qui suivent l’intervention permettant une prise en charge optimale de la douleur.

b) Le bloc sciatique poplité

Il s’agit d’une ponction au dessus du genou soit par voie latérale soit par voie postérieure pour aller endormir le nerf sciatique.
Ce bloc permet la réalisation sans anesthésie générale de toute la chirurgie du pied ou de la cheville.
Pour certaines interventions douloureuses (hallux valgus), un cathéter est mis en place et laissé pendant 48 heures pour optimiser la prise en charge de la douleur

7) TAP bloc

Il s’agit d’une ponction réalisée sous échographie dans les flancs en fin d’intervention et sous anesthésie générale.
Ce bloc permet d’insensibiliser pendant plusieurs heures la paroi abdominale et est une alternative à la rachianesthésie antalgique (cf 1) en association avec l’anesthésie générale pour certaines chirurgies abdominales ou pelviennes.

8 ) Bloc cervical

Ce bloc consiste en l’injection d’un anesthésique local dans le cou en regard du muscle sterno-cléido-mastoïdien et permet la réalisation sans anesthésie générale de la chirurgie carotidienne.
Cette technique très fiable assure un excellent confort au patient mais aussi au chirurgien qui opère en toute sécurité en pouvant surveiller à chaque instant les conséquences sur l’état neurologique du patient éveillé de ses gestes.

3) Anesthésie bulbaire

Utilisée pour la chirurgie de la cataracte, elle consistait il ya quelques années en l’injection à l’aide d’une aiguille spéciale d’un anesthésique local autour de l’œil permettant de le paralyser et l’insensibiliser.

Cette méthode est désormais très rarement utilisée et a été remplacée dans l’immense majorité des cas par une anesthésie de contact de l’œil à l’aide de gouttes anesthésiantes administrées par le médecin anesthésiste quelques minutes avant l’intervention permettant la même insensibilisation de l’œil qu’avec l’injection mais ne le paralysant pas.

Cette anesthésie de contact très efficace permet la poursuite par les patients de leurs traitements anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires (KARDEGIC) ce qui n’était pas le cas avant.

  • Modifié le 02 juillet 2013 – Validé par le Comité Déontologique